La plante est vue de nos jours comme une bio-usine dont l’exploitation à différentes fins est cruciale. Elle n’est pas porteuse d’agents pathogènes couramment associés aux infections humaines et est utilisée pour la production de protéines à usage biopharmaceutique. Les protéines sont des molécules d’une grande complexité et de diversité quasi infinie ce qui les rend adaptées à de nombreuses applications.

Les plantes offrent des avantages uniques, en particulier lorsque les protéines cibles sont difficiles à produire dans les systèmes conventionnels, ou doivent être produites à plus grande échelle en réponse à une demande urgente (cas par exemple de grippe pandémique/saisonnière comme en ce moment). La production de protéines peut présenter des difficultés particulières d’où un requis de suivi de toute modification phénotypique (traits observables d’un organisme) susceptible d’avoir un impact sur son évolution. Le suivi de l’expression de protéines bioactives et des variations physiologiques est crucial pour obtenir une image complète des processus biologiques qui s’opèrent dans la plante. Les méthodes existantes de suivi et de phénotypage de plantes sont cependant soit destructives, soit longues, laborieuses, chronophages, parfois subjectives ou incomplètes et surtout de niveau microscopique.

Le but du présent projet PART est de poursuivre le développement d’une synergie technologique combinant plusieurs approches d’imagerie pour le suivi de protéines modèles au bénéfice du secteur biophotonique et de la recherche en amélioration de rendements. Plus spécifiquement, nous déterminons de nouvelles stratégies matérielles pour l’imagerie en fluorescence des plants; regarder en plus de GFP d’autres marqueurs comme la scopolétine (marqueur précurseur de la mort cellulaire stimulé par les UVA); parfaire l’automatisation de la technologie; faire l’acquisition d’images lors de l’application de stress abiotiques (lumière, température et humidité) ainsi que les stress biotiques.